Tirant les leçons des expériences passées, la Banque pour
le Financement de l’Agriculture (BFA) mettra tout en œuvre pour:
- premièrement, éviter d’être
à cheval sur le public et le privé, afin de minimiser les influences
politiques sur ses activités, et demeurer une banque privée;
- deuxièmement, inscrire systématiquement
ses opérations dans le cadre de son objet social ;
- troisièmement, au cas où le besoin d’extension
se ferait, veiller à maîtriser ses activités d’origine
et à rendre ses structures de gestion conformes aux exigences de la
nouvelle orientation qui pourrait être prise par son Conseil d’Administration.
CONNAISSANCE DES DIFFICULTES DU SECTEUR AGRICOLE
Parmi les obstacles majeurs au financement du secteur agricole, on peut citer
:
a) la faible taille des exploitations
b) les difficultés pour obtenir des garanties auprès des coopératives.
c) l’absence de contrats formels dans les relations entre les opérateurs.
d) le taux très élevé des pertes dans le secteur des produits
vivriers en raison de leur mauvaise distribution.
Tous ces facteurs entraînent une grande hésitation des banques
traditionnelles à s’engager dans le financement du secteur agricole
et, en particulier, celui des produits vivriers.
Dans le secteur des produits de rente, notamment dans la filière café-cacao,
les coopératives de producteurs ne bénéficient pas d’une
attention particulière, malgré l’appui apporté par
le Fonds de Garantie des Coopératives de Café-cacao (FGCCC) pour
faciliter l’accès au crédit auprès des banques.
Compte tenu des contraintes liées au financement de l’agriculture,
en général, et celui du secteur des produits vivriers en particulier,
lesquelles sont énoncées plus haut, il a été nécessaire
de concevoir un système de financement adapté, pouvant être
mis en œuvre dans un environnement largement informel comme l’est
le secteur des produits vivriers.
MISE EN PLACE D’UN CONCEPT DE FINANCEMENT ADAPTE AU SECTEUR DES
PRODUITS AGRICOLES, EN PARTICULIER DES VIVRIERS
.
Notre stratégie s’appuiera donc sur le triptyque suivant :
- Le renforcement de l’organisation du secteur vivrier en structures
bancables
- L’octroi des crédits aux coopératives ou faîtières
de produits vivriers les plus importantes.
La BFA dispose donc de sérieux atouts, lui permettant de mener à
bien sa mission de financement des produits agricoles. En définitive
toutes les conditions sont donc réunies pour le succès de ses
activités.